Terrepaïenne

Cheminement d'une sorcière d'aujourd'hui...

08 octobre 2009

Paganerie des Baux de provence : rétrospective

Paganerie des Baux de Provence, le 26 septembre


Voilà, encore une paganerie sous le soleil du Sud-est de la France !  Cette fois le forfait s’est déroulé aux Baux de provence, lors d’une fête médiévale énormissime (près de 700 combattants !!!)

Ont participé à cette débauche :
Carabosse et son chéri
Labrujita de la luna
Keridwen
Omentie (et ses enfants)
Mélodie
Milolika
Belladone
Sataset
Mahana (et son doudou)
Zoziau 83 (son poux et ses filles)
Primordiale
Delyae
Glorfindel (enfin, il faisait partie des combattants aussi, donc on l’a pas vu beaucoup ^^)
Et moi, Aysonsha (faisant également partie des combattants, en tant qu’archère, mais je n’ai pas failli à mon rôle de CooL pour autant !)
Donc, 14 paganeux en tout…

Ah il fallait nous voir, plantés à l’entrée du village, attendant d’éventuels retardataires, brandissant fièrement notre pancarte « Paganerie » avec dessiné dessus une sorcière et un pentacle, si si on a osé… bravant les regards suspicieux, voire consternés, des passants.
Pourtant, trois fois hélas, nous n’avons pas réussi à tous nous retrouver (pancarte pas vue, téléphones oubliés, personnes n’ayant pu venir que l’après midi…).
Malgré ces petits soucis (le site est tellement immense aussi !), nous avons passé une journée d’enfer (un week end entier même pour certains). 
Tellement heureux de nous retrouver, nous étreindre, rire, s’émerveiller, transpirer… (et oui il faisait chaud et puis ce village, ça monte, ça descend…).
On a tellement crapahuté, le marché du haut, le marché du bas, la taverne… qu’en fait nous avons inventé un nouveau concept : la pagan-randonnée ! 
Moins deux kilo la paganerie, résultat garanti ^^
Et bien évidement, après l’effort le réconfort !
Et je peux vous dire que le réconfort… miam miam (c’est là qu’on reprend les deux kilos).
Le banquet médiéval était absolument succulent !  En plus Carabosse nous avait concocté un petit hypocras de son chaudron !
Ambiance détendue et chaleureuse, entre discussions sérieuses, fous rires et émerveillement devant le magnifique spectacle de danse / jonglerie / musique / arts du feu (crachage et autres) à la sauce médiévale, avec en prime des costumes et maquillage sublimissimes !
Quelle soirée magique mes amis ! 
Certains sont repartis le soir même, avant (snif, snif) ou après le banquet.
D’autres sont restés le dimanche, ma troupe médiévale ayant chaleureusement hébergé pour la nuit nos belles Milolika, Belladone et Sataset !  Au fait les filles, je crois que le responsable de la troupe est tombée total sous votre charme, il m’a dit que je peux ramener mes « copines sorcières » quand je veux…hé hé hé.

Voilou, je vous dis à la prochaine paganerie !



SL382372

 

SL382447

SL382450

La_plus_zoulie_arch_re

SL382374



SL382382

SL382413

SL382421



SL382452

Posté par terrepaienne à 00:21 - Vie païenne - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 octobre 2009

Le crédo des sorcières

C'est vrai, on trouve ce celèbre texte de Doreen Valiente un peu partout sur le net.
Alors pourquoi le rajouter sur mon blog ? 
Et bien parce que je l'adore, que c'est un texte majeur de la wicca et... que je ne peux résister à l'envie de le faire partager à ceux qui ne le connaitrait pas encore.

doreen

Le Credo des Sorcières


Écoutez les paroles des Sorcières,
Notre secret caché dans la nuit,
Lorsque le chemin était sombre,
Nous le révélons aujourd'hui.

Devant l'eau et le feu mystérieux,
Par la terre et le souffle de l'air,
Par la quintessence de l'esprit,
Gardez silence, veuillez vous taire.

Les renaissances de la Nature,
Le passage des hivers et printemps,
Nous communions avec ce qui vit,
Et fêtons dans un cercle hors du temps.

Quatre fois l'an les Grands Sabbats viennent,
Et les Sorcières dansent avec entrain,
Aux premières récoltes, à la Chandeleur,
A la Fête de Mai et la Toussaint.

Quand les jours et les nuits s'égalisent,
Quand le Dieu est zénith ou nadir,
Les Sabbats Mineurs sont convoqués,
Et les sorcières vont s'ébaudir.

Treize Lunes et cycles féminins,
Treize Sorcières dans un covent,
Treize crépuscules pour s'ébattre,
Tout cela en un jour et un an.

Transmis depuis les âges anciens,
Passant entre l'homme et la femme,
Passant d'un siècle à un autre,
Depuis le commencement des âmes.

Quand le Cercle magique est tracé,
Par le glaive ou l'athamé puissants,
Ses frontières traversent deux Mondes,
Pour cette heure vers les ombres il descend.

Ce monde n'a aucun droit de le voir,
Et le monde d'en bas point ne trahis,
Les Dieux Anciens y sont invoqués,
L'œuvre magique y est accomplie.

Il y a deux piliers mystiques
Qui le seuil du temple avoisinent,
Tous deux sont puissances naturelles,
Des formes et des forces divines.

Sombre et lumineux en succession,
Les opposés l'un contre l'autre
Représentent le Dieu et la Déesse,
Grâce aux aïeux cette fois est notre.

La nuit c'est le cavalier des vents,
Le Dieu Cornu, seigneur des ombres,
Et le jour c'est le roi des forêts,
Habitant les clairières et les combes.

Elle est jeune ou vieille à sa guise,
Sur la barque nuageuse elle vogue,
Ronde Dame Argentée de minuit,
Sombre matrone et mystagogue.

Le Maître et la Maîtresse de l'Art
Habitent les tréfonds de l'esprit,
Immortels et toujours renouvelés,
A volonté ils libèrent ou lient.

Ainsi, bois le vin des Dieux anciens,
Et danse et aime en leur honneur,
Jusqu'au jour où ils te recevront,
Dans la paix, à la fin de tes heures.

Fait ce que voudras, c'est le défi,
Mais à personne ne fait de mal,
Voilà le commandement unique,
Que les Dieux t'enseignent l'idéal.

Le Credo Wiccan en huit mots pieux :
Si nul n'est lésé, fait ce que veux.

- Doreen Valiente -

Posté par terrepaienne à 16:33 - Spiritualité, pensées - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 septembre 2009

SPECIAL MABON

Mabon, l’équinoxe d’automne

508861bi53u3qgk1

A l’ouest de la roue de l’année se trouve Mabon, semblable à Ostara, où la durée du jour et de la nuit est identique.
Toutefois, à la différence de l’équinoxe de printemps, qui offre la promesse de jours plus longs, l’équinoxe d’automne prédit la venue des jours plus sombres.
Mabon est la récolte des fruits de la Terre-Mère, qui sous son aspect de Déesse éternelle entre dans le troisième trimestre de sa grossesse.
Pour les sorcières qui honorent le Dieu et la Déesse, c’est le moment où le Dieu soleil mourant commence son voyage à travers l’océan occidental pour séjourner avec l’aspect de vieille femme de la Déesse dans le pays des morts à Samhain.
Selon les sorcières, les légendes arthuriennes sont des échos du Dieu mourant – incarné par le roi Arthur – conduit vers l’ouest, soit vers le pays des morts, Avalon, l’autre monde celte, accompagné par trois ou parfois neuf pucelles, censées symboliser la Déesse triple.

Son renouvellement est vu dans la naissance de l’enfant étoile au solstice d’hiver, qui grandira rapidement pour devenir le jeune héros et protecteur de l’année suivante.
Le lien entre Avalon – l’île des pommiers -  et Mabon est entretenu par certaines de ces célébrations modernes.    Lors des rituels de la wicca, on coupe des pommes pour révéler le mystère intérieur – une étoile à cinq pointes symbolisant tous les éléments combinés de la vie.

Les sorcières mangent les pommes pour se rappeler qu’elles marchent entre les mondes, celui de la réalité consensuelle et celui du pays magique des morts.
A cette fête, on se tient entre les piliers de lumière et d’obscurité, prêt à descendre dans la longue nuit de l’année en compagnie des Déesses dont les mythes sont associés à l’autre monde. 

On mange les fruits de liminalité (seuil de la conscience) et, comme Inanna, Perséphone, Freyja et Ishtar, on se prépare à la descente dans les profondes ténèbres créatrices des six mois qui viennent.   Tout comme les graines germent dans l’obscurité de la terre fertile, on continue à se développer en se préparant au silence dans le noir, en atteignant le tréfonds consacré à la régénération intérieure et en y puisant des trésors de créativité et de savoir spirituel.

Si Yule est le minuit de l’année, Mabon est son crépuscule. 
Dans ce clair-obscur, on amène avec soi dans les ténèbres autant qu’on peut de la force du soleil à son apogée à Litha.
Après Mabon, on va vers Samhain et, ayant parcouru la roue sacrée de l’année, on recommence le cycle.

(texte d'Ann-Marie Gallagher)


Mabon, le voyage d’Arthur (visualisation)


Sur la roue de l’année, l’équinoxe d’automne se trouve à l’Ouest.

Pour les anciens, c’était la direction de la mort, la route prise par l’âme se dirigeant vers le Pays des morts.
Le jour et la nuit sont d’égale longueur à Mabon –ensuite, l’obscurité triomphe  et on fait ses adieux au soleil qui « va vers l’Ouest ».
La légende du roi Arthur résonne particulièrement à cette époque de l’année, car il est l’archétype du Roi Soleil, conjoint de la Déesse Terre, conduit à l’Ouest lorsque le temps lui étant imparti s’est écoulé.
Cette visualisation peut être intégrée au rituel de Mabon ou être tenue pour une préparation à celui-ci, en groupe ou en solo.
Si vous pouvez la pratiquer dehors, un endroit proche de l’eau est idéal.
Au commencement de cette méditation, vous aurez à vous tenir debout et à bouger.
Placez une bougie bleue dans un bougeoir à portée de main.
Après un temps de relaxation, la visualisation peut commencer.

- Tenez-vous debout, yeux ouverts, tourné vers le Nord, la place où le soleil se trouve en dessous de l’horizon.  Comment vous sentez-vous tourné dans cette direction ? A quoi l’associez-vous?
- Tournez-vous vers l’Est, l’endroit de l’aube.  Comment vous sentez-vous tourné dans cette direction ?   A quoi l’associez-vous ?
- Pivotez de nouveau sur le talon vers la droite, faisant face au Sud, où le soleil est à son zénith à midi.  Comment vous sentez-vous tourné vers cette direction ?  A quoi l’associez-vous ? 
- Continuez à tourner et faites face à l’Ouest, direction du crépuscule.
Asseyez-vous, toujours face à l’Ouest, et fermez les yeux.
Imaginez un paysage marin, la mer ondulant doucement. 
Le soleil descend à l’horizon, teintant d’orange le ciel et lançant ses rayons à travers l’eau, éclairant une voie vers le crépuscule.  Comment cette scène vous fait-elle vous sentir ?
Une barque lève ses voiles vers le soleil.  De quelle couleur sont-elles ?  Qu’y a-t-il dans la barque ?  Rappelez-vous les jours d’été qui viennent juste de passer.  Qu’est-ce-que vous a apporté l’été ?  Que vous a-t-il pris ?  Avez-vous des regrets pour les choses faites ou inachevées, pour des relations rompues ?
Sur la berge, près d’un petit feu, est posé un carquois rempli de flèches et un arc.
Chaque flèche représente les choses que l’été a apportées et a emportées.         
En prenant chaque flèche, désignez-la mentalement du nom de quelque chose que l’été vous a apporté, puis prenez l’arc.  Plongez chaque pointe dans le feu.  Tirez la flèche enflammée par-dessus de l’eau dans les voiles et la coque de la barque qui s’éloigne.
Continuez tant que vous avez des flèches.
Levez la main droite en signe d’adieu à la barque et à tout ce que vous avez envoyé avec elle ; regardez là voguer jusqu’à la perdre de vue.
Lorsqu’elle finit par disparaitre, le bord du disque du soleil plongé au-delà de l’horizon.
Laissez cette vision s’estomper et revenez progressivement à votre environnement.

Avant de prendre des notes ou de clore la séance, réfléchissez à tous les présents de l’été, tant personnels que collectifs.
Pensez à la chaleur du soleil et à la façon dont elle fait mûrir les cultures et les fruits.
Cet astre permet aux gens de se réunir au grand air pour effectuer des tâches qui leur sont interdites en hivers.  Pensez aux bons moments partagés avec les amis et / la famille pendant la saison chaude.  Remerciez le soleil et la lumière de votre bougie bleue en souvenir des jours heureux de l’été.
En prenant des notes, demandez-vous ce que vous associez à l’Ouest et à la façon dont la disparition du soleil vous affecte physiquement, émotionnellement ou spirituellement.

(Texte d'Ann-Marie Gallagher)

Célébration (simple) de Mabon


L’équinoxe d’automne marque la fin de la chasse à Lugh, qui se cache dans le dernier épi de blé, jusqu’à ce qu’il soit aussi coupé.  Cependant, son esprit vit toujours, caché dans le grain.
A l’équinoxe d’automne le temps est venu de remercier pour tout ce qu’on a reçu au cours de l’année – la générosité des moissons et les réalisations personnelles – et faire des préparations pour traverser les jours de ténèbres.
Formez le cercle, placez à l’intérieur de celui-ci des fruits et légumes de saison, puis récitez l’invocation suivante avant de les manger :


Grande Mère de la terre
Seigneur de la chasse et des lieux sauvages
Nous vous remercions ce soir pour l’abondance qui est devant nous
Nous vous remercions pour les fruits des arbres
Les plantes et les racines de la terre
Et pour les animaux des champs
Nous vous remercions pour la nourriture dans notre ventre
Pour l’eau pure
Et pour l’air que nous respirons chaque matin
Nous vous remercions pour le toit qui nous abrite
Pour les forts murs
Et la chaleur du foyer
Nous vous remercions pour la famille qui nous donne vie
Pour les amis qui nous entourent de leur amour
Et pour les enfants qui sont notre espoir
Nous vous remercions pour ceux qui nous ont enseignés
Ceux qui pour nous ont sacrifié leur liberté et leur vie
Et ceux qui nous inspirent des choses meilleures
Pour ce qui est notre vie, nous remercions
Et ce que nous avons reçu des Dieux
Nous devons le distribuer à ceux qui nous entourent


(Par Lucy Summers, dans « le livre de la Wicca »)


Encens de Mabon

2 parts d’oliban
1 part de santal blanc
1 part de cyprès
1 part de genévrier
1 part de pin
½ part de mousse de chêne
1 pincée de feuille de chêne broyée

(Recette de Scott Cuningham)


Rituel de Mabon : les pépins de pomme
(Pour acquérir le savoir ésotérique).


Mabon coïncide avec la récolte des fruits.  Les pommes et les pommiers figurent abondamment dans l’ensemble des mythologies, en rapport avec l’acquisition du savoir et l’entrée dans un autre monde.  Dans l’histoire d’Adam et d’Eve, la consommation d’un fruit de l’Arbre de la connaissance du bien et du mal envoie le premier homme et la première femme dans un ailleurs, au-delà des portes du jardin d’Eden.
Dans la légende arthurienne, Avalon, parfois appelée l’île aux pommes, est une partie de l’autre monde celte.  Dans ce charme, vous utiliserez les pépins de pommes pour aller dans le royaume de la magie et obtenir un savoir ésotérique en vue d’aider à votre développement spirituel et d’améliorer votre savoir-faire magique.
Un message est caché dans la pomme.  Coupée en deux à l’horizontale, elle révèle un cœur en forme d’étoile à cinq branches, symbole de l’humanité et des cinq éléments sacrés.
En tant que pentagramme, l’étoile représente l’esprit, dessiné dans un cercle, en tant que pentacle, elle représente la planète terre.  Comme l’esprit est l’élément réunissant toutes les choses et comme beaucoup de magiciens honorent la terre sacrée, le pentacle est très apprécié par les sorcières.

Il vous faut :
     Une bougie noire
     Une pomme et ses pépins
     Un sachet en tissus blanc
     Une cordelette fine longue de 60 cm

Lancer le charme :
En l’intégrant dans vos célébrations, travaillez dans le cercle.
Allumez la bougie en disant :

Vieille femme des pommes
Qui attends avec ta faucille
Donnes moi le courage
De mieux te connaitre

- Coupez la pomme horizontalement en deux, puis placez tous les pépins dans le sachet et accrochez-le autours de votre cou.
- Mangez une moitié de pomme et fermez les yeux
- Imaginez que vous marchez dans un verger de pommiers.  Dans son centre pousse un vieil arbre, sous lequel se tient une vieille femme. 
Approchez-vous d’elle et répétez les deux dernières lignes de l’incantation que vous avez récitée. 
Observez attentivement tout ce quelle fait et dit. 
Quand elle a terminé, revenez de votre voyage intérieur et retournez dans le cercle.
- Enterrez dehors l’autre moitié de pomme.

- Portez le talisman de pépins de pomme pendant un cycle lunaire ; tenez un journal des rêves et notez toute « coïncidence » survenue autour de vous, c’est à vous d’interpréter ces symboles et leur signification.


(Rituel d'Ann-Marie Gallagher)

Posté par terrepaienne à 23:25 - Roue de l'année - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 septembre 2009

Terre Mère

J'ai l'honneur de vous présenter une magnifique œuvre d'une de mes sœurs du Cercle d'Azur : Terre Mère.

Bravo ma Primo, c'est superbe.

Posté par terrepaienne à 13:43 - Au fil des jours - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 septembre 2009

Réflexion sur la sororité

 

6a00d83451d43069e2011570b057a4970b_800wi

 

Que-ce-que la sororité au juste ? Si l’on se réfère à une définition générale, c’est le pendant féminin de la fraternité.

En voici une définition plus affinée :

"Lorsque la société est composée exclusivement de femmes, on parle alors de sororité (de l'anglais sorority).
En effet, si la fraternité, dans son acception française, existe entre frères et soeurs, la "sororité" est strictement féminine et exclue de fait les hommes".

 Mais concrètement, comment se traduit la sororité ? A quel niveau, en tant que femme, nous la situons dans notre vie quotidienne ? La sororité est un concept que j’ai découvert en faisant partie d’un cercle de femmes  « Lune d’Ô ». Depuis je l’ai croisée à plusieurs reprises. Pourtant, c’est une notion qui m’échappe encore et toujours. J’ai parfois l’impression que cela se résume à ça : une femme  rencontre des difficultés dans sa vie, des périodes de doutes, ou bien des changements perturbants, ou encore une séparation, un deuil… que sais-encore ; elle en fait part à d’autres femmes qui la soutiennent, la consolent, la réconfortent, la comprennent sans la juger, parfois même lui donnent de bons conseils.

Et oui, effectivement ça fait du bien, ça réchauffe le cœur… et après ? Oui et après, est-ce juste ça la sororité ? C’est déjà beaucoup me direz-vous.

Mais reste toujours, pour moi en tout cas, la question du pouvoir effectif de ces mots, de leur durée de vie dans le cœur de la femme qui a mal, de la femme qui se sent seule.

Un moment de réconfort, plus ou moins bref ; mais qu’en retire t’on réellement au bout du compte ? Ces mots de réconforts nous rendent t’ils vraiment plus fortes, et ce durablement ; plus apte à affronter nos monstres, nos peurs, nos blocages, nos douleurs ?  Si je soutien une de mes sœurs lors d’une épreuve, est-ce que cette manifestation de sororité l’aidera dans la durée ?   Non, pas forcément. C’est un baume adoucissant, mais pas cicatrisant.

Alors pourquoi tant de valeur accordée à la sororité ? Ou plutôt comment l’apprécier à sa juste valeur, c'est-à-dire sans la surestimer ou la sous-estimer ? Car le danger est là au final, le danger de passer à côté en lui accordant une valeur qu’elle n’a pas ou en lui refusant celle qui la est sienne.  Et oui, finalement la valeur de la sororité est celle qu’on veut bien lui accorder dans notre vie, et si l’on s’en tient à son aspect presque « superficiel » (pas au sens péjoratif du terme bien sûr) le danger est effectivement de passer à côté d’une bien jolie chose qui, si elle se généralisait entre femmes, pourrait faire de ce monde un monde… meilleur.

Vous l’aurez compris, cette réflexion est adressé à moi-même et mes difficultés à accepter la sororité comme elle vient, à la laisser pénétrer mon âme pour lui apporter un apaisement qui, bien qu’éphémère, peut à l’instant « T » s’avérer salvateur. Mon esprit compliqué et éternellement insatisfait de moi-même et des autres s’accommode mal de cette sororité si simple et si belle quant on sait l’appréhender pour ce qu’elle est.  Je la rejette et l’implore à la fois. Mais au final, le devoir essentiel de chaque femme est d’assumer cette réalité : au bout du compte, nous somme seules avec nous même. Toutefois, rien ne nous empêche de prendre une petite bouffée de sororité à l’occasion, juste pour ne pas tomber.

 

 

Posté par terrepaienne à 16:17 - Spiritualité, pensées - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 septembre 2009

PAGANERIE DES BAUX DE PROVENCE

Avis à la population païenne !

Le weekend des 26 et 27 septembre aura lieu l'une des plus importante fête médiévale d'Europe : l'assaut du château des Baux de Provence.
Vous trouverez sur ce lien absolument tous les renseignement nécessaires (tarifs d'entrée, hébergement, programme du weekend, etc)
http://www.culturespaces-minisite.com/baux/
Un petit conseil : essayez de vous mettre ok pour arriver tous en même temps pour acheter les tickets d'entrée car ils font des tarifs de groupes^^
Spectacle grandiose dans un environnent époustouflant : que demander de mieux comme cadre pour une paganerie ?
Alors j'invite tous les païens du sud-est (et d'ailleurs) à participer à la paganerie des Baux de provence.

Rendez-vous le samedi 26 à 10h (je vous donnerais le point de rencontre exact un peu plus tard).  ATTENTION : le mieux est que vous arriviez un peu en avance car après pour trouver à se garer c'est la grosse galère !
Les animations ne manquerons pas et une belle journée nous attends je vous le garanti !  De plus, le samedi soir il y aura le banquet médiéval, pour ceux que ça intéresse, les infos sur les tarifs et les réservations (je pense qu'il faut réserver assez rapidement par contre !) sont sur le lien que je vous ai donné plus haut.
Seront déjà de la partie la quasi totalité des membres du Cercle d'Azur, à savoir :
Moi  Very Happy
Milolika
Elaïne
Primordiale
Mahana
Belladone
Sataset

Faisant partie moi même partie d'une des troupes médiévales participantes, je vous confirai aux bons soins des membres de mon cercle pendant les assauts (je fait partie des archers ^^).

VENEZ NOMBREUX !

Posté par terrepaienne à 19:43 - Vie païenne - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 août 2009

Bienvenue en Terre Païenne !

Et voilà ! Après avoir longuement réfléchie à la question, je me suis enfin décidée à créer mon blog.

Pourquoi tant d’hésitation me direz-vous ? Pour plusieurs raisons. 

D’abord une question de temps : un blog doit vivre, et créer un blog pour lancer un article tous les 36 du mois ne m’intéresse pas. Puis des hésitations sur le contenu, que voulais-je y mettre ? Du perso, ou simplement des infos diverses (bouquins, recettes, textes divers, etc.), ou un peu des deux ?

Et puis bien sûr LA question : pourquoi venir grossir la blogosphère païenne qui est déjà bien fournie ? Que pourrai-je apporter de plus que tous ce qu’on peut déjà trouver sur tous ces blogs ? Pendant longtemps cette question m’a empêché de faire mon blog.

Et puis j’ai réalisé, au fil de temps, l’absurdité de ce débat sur l’abondance des blogs païens.

Quand je vois la communauté païenne de plus en plus présente, vivante, visible sur le net… et bien je jubile ! Alors vous savez quoi, vive les blogs païens ! Qu’ils se multiplient et prospèrent, que tous les païens s’expriment tant qu’ils veulent ! De toute façon, tous ceux qui sont là « parce que c’est la mode » ne restent jamais bien longtemps, alors où est le problème finalement ?

Quant au contenu, je me suis rendu compte finalement que sur chaque blog (ou presque) on peut trouver des choses intéressantes, des choses qu’on n’avait pas vu ailleurs, des réflexions qui peuvent nous amener à voir certaines choses sous un angle nouveau. Et puis c’est toujours sympa d’aller visiter les blogs de personnes qu’on croise sur les forums, histoire de mieux les connaitre.

Personnellement j’ai appris pas mal de choses sur plein de blogs différents. Et bien sûr je ne parle pas des blogs où on trouve de simples « copier-coller » d’infos qu’on trouve partout sur le net…

J’espère avec ce blog apporter ma modeste contribution à la communauté païenne en partageant mes expériences, mes lectures, mes coups de cœur, mes réflexions… 

Bref ma vie de païenne d’aujourd’hui ! ^^

                                                        Beltain_20Leap01A


Posté par terrepaienne à 20:35 - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]